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Suite à la diffusion d’une émission de « Pièces à conviction » intitulée « Assiette tous risques » et diffusée récemment sur la chaine régionale France 3, Biosense s’interroge sur les dérives faites par l’industrie agro alimentaire afin de maximiser les profits, et ce le plus souvent au détriment du consommateur. Comme vous le savez probablement déjà, notre assiette est mondialisée et de plus en plus industrialisée.
En effet, 60% des fruits et légumes vendus en France sont importés d’Espagne, de Turquie et du Maghreb de façon plus générale, 70% des poissons proviennent de la Norvège, de la Corée ou du Vietnam.
Les pratiques mises en place impunément pour minimiser les pertes et maximiser le rendement des élevages, du saumon notamment dans les fermes aquacoles sont contraires à l’ethique que l’Europe souhaite présenter au reste du monde. Poisson préféré des français, le saumon subit les attaques de parasites dans les élevages intensifs , les « poux de mers ». Auparavant soigné par des antibiotiques, il est dorénavant traité par la diffusion d’un pesticide dans l’élevage, le Diflubenzuron.
Cet insecticide est utilisé pour traiter les charpentes et les débarasser des termites. Son usage quotidien en Norvège pour « soigner » les saumons pose un grave problème : en effet, les conséquences à court et à long terme sur le consommateur et l’environnement ne sont pas du tout connues. Les principes de précautions promus par l’Europe ne sont pas respectés, à cause du lobbying et des intérêts politiques et économiques en jeu.
Des dérives sont pratiquées chaque jour, au détriment de notre santé. Cette logique industrielle, polluant notre assiette et détruisant l’écosystème au fur et à mesure, n’a plus aucun sens moral et contribue à la lente agonie de nos ressources naturelles.
Dorénavant, il est essentiel de se diriger vers une alimentation plus saine,
notamment en privilégiant des produits locaux et de saison. Chacun d’entre nous doit réfléchir à sa propre consommation et à son impact sur l’environnement, afin de parvenir à un équilibre entre l’ecosystème et nos besoins alimentaires réels.